Pouri – Les juifs tuent ~~

c’est dans le Livre d’Esther :

[..] La morale de l’histoire est claire. Si les Juifs veulent survivre, ils ont intérêt à infiltrer les coulisses du pouvoir.

À la lumière du Livre d’Esther, de Mordechai et de Pourim, l’AIPAC et la notion de «  pouvoir juif  » apparaissent comme étant des incarnations d’une profonde idéologie culturelle et biblique.

Mais c’est ici que cela prend une tournure intéressante. Bien que l’histoire soit présentée comme le récit d’événements réels, l’exactitude historique du Livre d’Esther est en fait largement contestée par la plupart des spécialistes modernes de la Bible.

L’absence de confirmation claire par ce que l’on connaît de l’histoire perse d’après les sources classiques, pour aucun détail du livre, a amené les savants à conclure que cette histoire est en grande partie, ou même totalement, fictive.

Autrement dit, en dépit de sa morale, la tentative de judéocide est imaginaire. De toute évidence, Le Livre d’Esther pousse ses adeptes (juifs) vers un SSPréT [Syndrome de Stress Pré-traumatique, NDLR E&R] collectif, transformant un fantasme de «  destruction  » en une «  idéologie de survie  ». En effet, certains lisent cette histoire comme une allégorie des Juifs parfaitement assimilés qui découvrent qu’ils sont la cible de l’antisémitisme, mais qui sont aussi dans une position leur permettant de se sauver, eux et leurs coreligionnaires juifs. En lisant la citation de Haman ci-dessus, et en gardant Bowman en tête, on voit que Le Livre d’Esther façonne une identité de l’exil. Il fabrique le stress existentiel et est un prélude à la religion de l’Holocauste, posant les conditions qui transforme l’Holocauste en réalité.

Chose intéressante, un récit menaçant très similaire est exposé au début de l’Exode. À nouveau, dans le but d’établir une atmosphère de «  Shoah à venir  », et d’une libération qui suit, une peur existentielle est créée :

«  Il s’éleva sur l’Égypte un nouveau roi, qui n’avait point connu Joseph. Et il dit à son peuple : «  Voilà, le peuple des enfants d’Israël est trop nombreux et trop puissant pour nous. Allons ! montrons-nous habiles avec eux, de crainte qu’ils se multiplient, et que, s’il survient une guerre, ils ne se joignent à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays.  » Et l’on établit sur eux des chefs de corvées, afin de les accabler de travaux pénibles. C’est ainsi qu’ils bâtirent les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de villes-greniers à Pharaon.  » Exode 1:8-11

Aussi bien dans l’Exode que dans Le Livre d’Esther, l’auteur du texte arrive à prédire le genre d’accusations qui seront pointées contre les Juifs pour les siècles à venir, comme la recherche du pouvoir, le tribalisme et la traîtrise. De façon choquante, le texte de l’Exode évoque une prophétie de l’Holocauste nazi. Il dépeint un réel fait de purification ethnique et de mesures économiques oppressives qui finalement mènent à des camps de travaux forcés (Pithom et Ramsès). Pourtant, dans l’Exode et dans Le Livre d’Esther, ce sont finalement les Juifs qui tuent

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Que-signifie-la-celebration-de-Pourim-44562.html

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