Traire la Vache à SMS

Qu’on pourrait tout aussi bien appeler « argents et facteurs psychologiques »
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.. les années 50, le billet de 10.000 f n’était pas très loin du format A4 (blague). 100.000 francs était un salaire « normal », c.à.d que le patron donnait chaque mois 10 de ces « gros billets »
Pour des raisons que des savants économistes expliqueraient peut-être mais qui m’échappent, est apparut le « nouveau franc » qui divisait l’ancien par cent.
Pourquoi ma petite tête comprend mal, c’est que si avant il fallait 2 francs pour acheter la baguette et que maintenant, il faut 20 cts, je vois mal ce que le quidam va y gagner.. les économistes – sais pas.
On doit pourtant noter qu’à chaque changement de monnaie, outre le bénéf de fabriquer cette nouvelle monnaie (opération payéepar le con tribuable) et effets de bord, ça provoque un pataquès qui correspond bien à 5, 10 de dévaluation que paye le même quidam.. les anciens s’embrouilles, on commet des erreurs, c’est la « valse des étiquettes » pendant plusieurs mois. Tout ça doit bien être juteux pour certains.
Mais il y a encore plus juteux dans le pataquès, c’est quand le changement de monnaie n’est pas à puissance de 10.. De l’ancien au nouveau franc, le rapport est de cent.. c’est facile. Mais quand le rapport de conversion est de 6.559, ça devient un bordel opportun qui va durer 6 mois, un an à la moyenne des français et là, la valse des étiquettes se lèche les babines.. Sarkö a même reconnu la gentille escroquerie début mars 2010 .. que le passage à l’euro avait coûté 10 à 15% du pouvoir d’achat.. merci l’Europe, bonjour la Grèce !
Pourquoi évoquent-on au début, la « tailles » des grands billets ? Eh bien passé le billet de 1000 francs qui avait rapetissé en passant à 10 francs.. le billet de 10 euros, rapetisse encore. Ainsi, un « petit » billet transporte une somme relativement importante de 65 francs au prorata de sa taille – enfin, tu comprends l’idée. C’est-à-dire que psychologiquement – pour les quadras et plus, ce billet « vaut plus » mais se dépense plus facilement car « bien petit » dans le fond du porte monnaie. Je me fais moi-même cette relexion tous les jours.. qu’est ce qu’un euro à part « pas grand chose ».. Et psychologiquement, ça va loin – le prix d’une bagnole semble moins agressif.
La payement par carte (et cartes de fidélité, crédit revolving) a encore accru le mécanisme, produisant des conflits et des surendettements, la cause étant la « virtualisation » de l’argent, pendant que le travail restait non virtuel, lui !
En somme : plus le support monétaire est petit, aidé de la fameuse carte, plus le consommateur consomme – plus facile est la traite des vaches.

Ces mécanismes sous-marins représentent un profond chagement de société, où on va pleurer près du juge pour ne pas avoir été responsable de ses propres achats, de n’avoir pas comprit le rapport direct entre « travail » et « droit d’acheter »..

Le SMS là dedans ? Alors, là, c’est le pompon de la traite par virtualisation. On ne parle même pas des numéros « pas verts », une escroquerie manifeste étonnemment bien vécue par le gogo..

Rappel, un SMS est une communication que ne dure que quelques centièmes de seconde, donc, techniquement elle est peu coûteuse, très économique pour l’abonné. Des pays comme la Chine offre des abonnements où ils sont gratuits et les jeunes, ou démunis les consomment bien plus que la communication vocale techniquement de milliers de fois plus coûteuse, beaucoup trop chère pour les gens modestes.
Mais en France, si les abonnements à la communication vocale est onéreuse, le SMS lui-même est payant. Il a un taux, un coût – On peut s’en servir comme d’une devise ; c’est une monnaie virtuelle, mais moins virtuelle quand on en voit la facture.
Psychologiquement, « payer en SMS » a quelquechose de ludique – le support monétaire à disparut. Ca devient un jeu d’enfant de traire les jeunes et les spectateurs de telle émission TV : « Répondez par SMS ».. « … pour 3 SMS… », car, on peut en quelqque sorte acheter, payer en SMS. Ce sont les petits SMS, MMS (3 SMS) qui font les grandes rivières qui vont directement dans les poches de qui vous savez – des dizaines de millions de SMS par jour. En conclusion : les producteurs de lait devraient se reconvertir en opérateurs de téléphonie mobile, chngeant ainsi de vaches à traire !

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